11ème Congrès Vents d'Ouest 5 & 6 décembre 2019: Accueil et traitement des violences Conjugales, Intra-familiales ; des violences relationnelles à l'école, dans nos Institutions

11ème Congrès Vents d'Ouest 5 & 6 décembre 2019 : Accueil et traitement des violences Conjugales, Intra-familiales ; des violences relationnelles à l'école, dans nos Institutions

PRESENTATIONS ATELIERS ET CONFERENCES

5 DECEMBRE MATIN

  • Jean-François CROISSANT  : Formateur et superviseur en addictologie, en thérapie familiale systémique, en thérapie centrée sur les solutions, formé en analyse transactionnelle et praticien PNL. Psychologue clinicien, thérapeute familial. Directeur pédagogique de Pégase Processus.
  • Clément GUEVREMONT   : Directeur; Thérapeute conjugale et familiale, OTSTCFQ, (Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec), Co-dirigeant d’OPTION Une alternative à la violence conjugale   : est un organisme communautaire fondé en 1986 ayant pour mission d’offrir, dans un espace sécuritaire, des services de soutien et de suivi aux adultes, hommes et femmes, ayant des comportements violents dans un contexte conjugal et familial
  • Françoise GAUTIER : Formatrice, assistante sociale en Centre Médico-social au sein du département du Morbihan. Sensibilisée aux pratiques systémiques et approches centrées solutions. Spécialisée sur la problématique des violences conjugales. Création et animation d’un groupe de paroles de victimes
  • Jean-Christophe JUSTEAU  : Formateur, conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation en cours de formation cycle long Pratiques Systémiques et thérapies Familiales, Formé à la question de la violence des usagers et à la problématique de la violence conjugale. Co-anime depuis 2012 un groupe de prévention de la récidive destiné aux auteurs de violence conjugale et intra-familiale judiciarisés.

Le processus de responsabilisation dans l’accompagnement des auteurs de violence conjugale et familiale nécessite, dans un premier temps, de contextualiser la demande d’aide qui, en règle générale, provient d’un tiers référant. Beaucoup de ces auteurs nous arrivent sous une forme ou l’autre de contrainte (juge d’application des peines, juges aux affaires familiales, commission des libérations conditionnelles, conjoint, les enfants, etc.).
Le travail de responsabilisation met donc les professionnels au défi d’accepter d’accompagner ces auteurs dans un travail d’appropriation de la contrainte, d’intériorisation et donc, l’élaboration des affects liés à l’exercice de la violence. Ceci pour les accompagner dans la formulation d’une demande de changement.
Pour mener ce travail, les intervenant-e-s sont invité-e-s à développer un positionnement éthique rigoureux afin d’éviter de se retrouver dans une position de neutralité malveillante où les intervenant-e-s recherchent une alliance thérapeutique avec les auteurs et pour ce faire, vont faire l’impasse sur les actes de violence en coalisant avec les auteurs de violence conjugale et familiale. Le silence des intervenant-e-s peut être perçu comme une légitimation de certains actes de violence

Tristan MILOT : Professeur titulaire, Département de psychoéducation Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) Directeur du Centre d’études interdisciplinaires sur le développement de l’enfant et la famille (CEIDEF)  Groupe de recherche et d’intervention auprès des enfants vulnérables et négligés (GRIN- FRQSC)
Auteur de «Trauma complexe: Comprendre, évaluer et intervenir»

En raison des multiples difficultés auxquelles ils font face, les enfants, les adolescents et les adultes ayant vécu des traumas psychologiques complexes se retrouvent presqu’inévitablement en nécessité de services des différentes institutions sociales qu’il s’agisse de santé mentale et physique ou, encore, d’un quelconque accompagnement dans divers facettes de leur vie. Or, les institutions sociales (et les organisations qui les représentent), dans leur forme actuelle, sont très peu outillées pour soutenir efficacement ces personnes. Cette conférence porte sur les caractéristiques d’une organisation dite « attentive aux traumas », soit une organisation capable d’accueillir et d’accompagner les enfants, les adolescents et les adultes ayant vécus des traumas psychologiques complexes.

Céline BUCHAILLET  : Médecin légiste, Hôpital de Créteil (CHI), intervient au centre pénitentiaire de Fresnes (94)

Les avancées législatives des 25 dernières années ont profondément modifié la prise en charge des victimes et des auteurs de violences conjugales. La circulaire d’orientation de politique pénale en matière de lutte contre les violences faites aux femmes datant de 2014 et le Grenelle contre les violences conjugales de 2019 réaffirment que cette problématique constitue une priorité de politique pénale nationale qui doit se traduire au niveau local.
Au cours de cette conférence, après avoir présenté le rôle des unités médico-judiciaires dans la prise en charge des victimes ce type de violences, nous présenterons les résultats d’une étude des orientations et réponses pénales apportées à 100 cas de violences conjugales par le Parquet d’Angers.

  • Stéphane RAGUENEAU  : Directeur Du Dispositif Intégré Thérapeutique Éducatif et Pédagogique, DITEP « Audronniere » Union Mutualiste d’Initiative Santé (UMIS) - Loir et Cher (41)
  • Mme PITMAN : responsable du pôle thérapeutique et psychologue
  • Mme DELGADO :  coordinatrice pédagogique et enseignante spécialisée

Nous accueillons dans nos établissements et services des enfants, adolescents ou jeunes adultes qui présentent des difficultés psychologiques dont l’expression, notamment l’intensité des troubles du comportement, perturbe gravement la socialisation et l’accès aux apprentissages. L’expression de ses troubles peuvent prendre des formes diverses, agitations, difficultés de concentration, manifestations agressives sur toutes ses formes. Ces manifestations produisent dans les organisations et auprès des professionnelles des effets de désorganisations, d’usures professionnelles, de pratiques professionnelles inadaptés ou d’exclusion. De 2012 à 2015, nous avons réalisé, avec le Centre Jeunesse Québec-Institut Universitaire, une recherche-action afin de développer des pratiques et organisations compatibles avec l’exercice de ces accueils et accompagnement complexes. Nous vous proposons un retour d’expérience de la recherche ,démarche et des  pratiques qui en découlent. De l’accompagnement au quotidien au principe de gestion des services. Un atelier vous est proposé par la suite pour vous présenter le programme faisant suite à cette recherche-action. (ABS - Approche Bienveillante et Sécurisante).

OPTION Une alternative à la violence conjugale   : est un organisme communautaire fondé en 1986 ayant pour mission d’offrir, dans un espace sécuritaire, des services de soutien et de suivi aux adultes, hommes et femmes, ayant des comportements violents dans un contexte conjugal et familial

  • François LEPAGE : Responsable clinique; Travailleur social, OTSTCFQ, Co-dirigeant d’OPTION
  • Patricia CONNOLLY : Travailleuse sociale, OTSTCFQ

 

  • Béatrice BUREY et Jean-Christophe JUSTEAU, conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation au SPIP 49, co-animateurs du programme,
  • Dimitri PERRIER, un ancien participant.

Les services pénitentiaires d’insertion et de probation sont des services déconcentrés du Ministère de la Justice. Ils sont chargés, à l’échelon départemental, de l’accueil, de l’évaluation et de l’accompagnement de personnes placées sous main de justice, qu’elles soient incarcérées ou suivies en milieu ouvert. Les principales mesures de suivi exercées par les SPIP : le sursis avec mise à l’épreuve, le travail d’intérêt général, le placement sous surveillance électronique, la semi-liberté, le suivi socio-judiciaire, la libération conditionnelle, la contrainte pénale. Les SPIP veillent au respect des obligations imposées par les juridictions et les Juges de l’application des peines, proposent un accompagnement individualisé, et concourent, avec d’autres structures, à la réinsertion des personnes et à la prévention de la récidive.
Les professionnel.le.s du SPIP du Maine-et-Loire ont été formé.e.s, à compter de 2007, à la problématique de la violence conjugale et intrafamiliale par Option Montréal, organisme communautaire fondé en 1987, qui offre des services de soutien, de suivi et de psychothérapie aux adultes, hommes et femmes, ayant des comportements violents dans un contexte conjugal et familial. À la suite de ces formations, le SPIP 49 a initié un programme de prévention de la récidive destiné à des auteurs de violence conjugale et familiale judiciarisés, programme assez largement inspiré des enseignements d’Option. Depuis 2009, ce programme est conduit chaque année auprès d’une douzaine d’hommes condamnés pour des faits de violence conjugale et familiale. Il se déroule durant six mois, en milieu ouvert, à raison de 12 à 15 séances de groupe.
Cet atelier présentera la manière dont le groupe est constitué en fonction des problématiques des auteurs, les différentes thématiques abordées au cours du programme et les approches employées pour amener ces hommes à une meilleure prise de conscience. On y évoquera également l’intérêt du groupe pour conduire ce travail de responsabilisation. Un ancien participant du programme sera présent pour expliquer comment il a vécu le groupe et en quoi ce travail a soutenu sa démarche de changement."

  • Stéphane RAGUENEAU  : Directeur Du Dispositif Intégré Thérapeutique Éducatif et Pédagogique, DITEP « Audronniere » Union Mutualiste d’Initiative Santé (UMIS) - Loir et Cher (41)
  • Mme PITMAN : responsable du pôle thérapeutique et psychologue
  • Mme DELGADO :  coordinatrice pédagogique et enseignante spécialisée

Dans le cadre de la recherche-action menée avec le Centre Jeunesse de Québec-institut universitaire de 2012 à 2015, au regard des analyses et conclusions, nous avons développé un programme « approche bienveillante et sécurisante - ABS ». Ce programme, d’approche systémique, englobe des axes et actions dans les différentes sphères de notre dispositif ITEP. (Organisationnelle (réunions,transport management, espace et architecture, gestion du temps, formations, volet thérapeutique, pédagogique et pédagogique, protocoles diverses. Nous vous proposons de vous présenter ce programme, les concepts développés et les actions concrètes que nous réalisons afin d’appréhender autrement les manifestations agressives en limitant les effets négatifs induits

  • Cécile BERTRAND  :  Psychologue clinicienne, superviseur et formatrice.
  • Françoise GEROT  :  Médecin addictologue - Thérapeute familiale systémique. Thérapeute EMDR

 "Subir ou assister à des violences, quelque soit l’âge, est une source d’engrangement et de bloquage de mémoires traumatiques. Cette mémoire traumatique a pu être stockée de façon fragmentée sur le plan sensoriel, émotionnel, des sensations corporelles et des croyances sur soi et le monde. Ces informations "emprisonnées" dans le cerveau émotionnel peuvent être réactivées par des évènements du présent. Nous verrons ici comment  l'EMDR (Intégration neuro-émotionnelle par les mouvements oculaires) vise à "débloquer" ces mémoires et émotions négatives, permettant au cerveau de re-traiter l'information traumatique de façon adaptée .

  • Anne-Sophie LE BOHEC - Céline OGER :  Assistante sociale
  • Nicolas GAUTIER  :  éducation nationale
  • Tony PORCHERON :  Educateur spécialisé sur le service de prévention spécialisée - Association Le Goeland - St Malo

Sur le Pays de Saint-Malo, un groupe d’acteurs professionnels et bénévoles intervient  chaque année  auprès de collégiens pour animer la notion de respect selon les différentes représentations, sujets connexes et expériences de ces publics.
A l'image des interventions proposées aux élèves, cet atelier vous propose (ou les intervenants « Tony PORCHERON, Anne-Sophie LE BOHEC ou Céline OGER et Nicolas GAUTHIER vous proposent) tout d'abord d'expérimenter en groupe 2 outils d'animation employés dans ces actions et de participer à l'instar des collégiens rencontrés au débat qu'ils peuvent susciter.
Dans un second temps, vous serez invités à échanger pour faire le point au sujet de cette expérience et des outils d'animation présentés. »

5 DECEMBRE APRES-MIDI

Tristan MILOT : Professeur titulaire, Département de psychoéducation Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) Directeur du Centre d’études interdisciplinaires sur le développement de l’enfant et la famille (CEIDEF)  Groupe de recherche et d’intervention auprès des enfants vulnérables et négligés (GRIN- FRQSC)
Auteur de «Trauma complexe: Comprendre, évaluer et intervenir»

Cette conférence traite de la vulnérabilité ordinaire (Hamrouni, 2016), une conception particulière de la vulnérabilité selon laquelle la vulnérabilité est universelle et caractérise de manière permanente et constante. Cette conception d’une vulnérabilité ordinaire permet de repenser des rapports d’intervention plus égalitaires, notamment entre les intervenants sociaux et les enfants, les adolescents et les familles qui présentent des difficultés. La vulnérabilité ordinaire, comme construction sociale, nous invite à déconstruire la représentation hiérarchisée vulnérable-invulnérable, expert versus patient, des rapports d’intervention, ouvrant la voie à la mise en œuvre de modes d’interventions réellement participatifs.

  • François LEPAGE : Responsable clinique; Travailleur social, OTSTCFQ, Co-dirigeant d’OPTION
  • Anne JOSELEAU : Directrice de Solidarité Femmes 21 (Dijon)

Malika ELKORD : formatrice  certifiée en Communication Non Violente (CNV), coach et journaliste reporter de paix. Son goût pour l’observation, de l'écoute et sa volonté de contribuer au changement social l'ont amenée à exercer le métier de journaliste, durant 30 ans. En 2007, elle rencontre la CNV, qui plus qu’une pratique ou un outil lui apparaît comme un art de vivre qui favorise le vivre ensemble et permet l’accueil de chacun dans sa différence. Formée aussi à d'autres approches de résolution de conflits ( Programmation Neuro Linguistique, Médiation humaniste, cercles restauratifs), elle intervient dans des entreprises, des institutions publiques  (UDAF, hôpitaux, écoles...) ou des associations.

Nous avons appris à parler mais pas à communiquer » Marshall B. Rosenberg, créateur de la Communication NonViolente (CNV). La Communication NonViolente est une démarche qui met en lumière ce qui facilite ou coupe la relation. Elle permet de prendre conscience de l’impact de nos habitudes et conditionnements, envers les autres mais aussi envers soi, et de transformer ces "violences ordinaires" (conflits, non-dits, ressentiment, agressivité, interprétations, menaces…). Elle aide à renouer avec une qualité d’écoute de soi-même et de l’autre, et à retrouver la bienveillance et l’empathie que nous portons naturellement en nous, à partir de la vision fondamentale que tous les êtres humains ont les mêmes besoins. En milieu scolaire ou dans les institutions, la CNV favorise le dialogue, l’écoute, le respect et permet de développer un climat de confiance.

François LEPAGE : Responsable clinique; Travailleur social, OTSTCFQ, Co-dirigeant d’OPTION
Patricia CONNOLLY : Travailleuse sociale, OTSTCFQ

Tristan MILOT : Professeur titulaire, Département de psychoéducation Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) Directeur du Centre d’études interdisciplinaires sur le développement de l’enfant et la famille (CEIDEF)  Groupe de recherche et d’intervention auprès des enfants vulnérables et négligés (GRIN- FRQSC)
Auteur de «Trauma complexe: Comprendre, évaluer et intervenir»

Depuis plus de 30 ans déjà, les concepts de trauma,  de trauma complexe et de trauma développemental sont apparus ou réapparus dans le discours des intervenants et des chercheurs travaillant auprès des enfants, des adolescents et des familles vivant des situations de grande vulnérabilité. Mais que signifie réellement avoir une pratique attentive au trauma ? Quelles sont les caractéristiques d’une intervention dite attentive aux traumas ? L’objectif de cet atelier est de familiariser les participants aux approches d’intervention attentives aux traumas. Bien que l’atelier inclut un bref aperçu des fondements conceptuels des pratiques attentives aux traumas (p ex,  comprendre ce qu’est un trauma, et, en particulier, un trauma complexe), un accent particulier sera mis sur les principes sous-jacents à ces interventions et sur les défis de la mise en application de ces interventions dans les établissements.

Céline BUCHAILLET  : Médecin légiste, Hôpital de Créteil (CHI), intervient au centre pénitentiaire de Fresnes (94)

Malgré les nombreuses campagnes de communication, les actions menées au niveau local mais aussi au niveau national, nous nous sentons souvent démunis face aux victimes de violences conjugales.
Afin de vous aider dans votre pratique mais aussi dans votre vie de tous les jours, au cours de cet atelier, des outils d’aide au repérage et à la prise en compte des victimes de violences conjugales vous seront présentés.

Françoise GAUTIER : Formatrice, assistante sociale en Centre Médico-social au sein du département du Morbihan. Sensibilisée aux pratiques systémiques et approches centrées solutions. Spécialisée sur la problématique des violences conjugales. Création et animation d’un groupe de paroles de victimes

Le groupe de parole, un lieu ressource sécurisant, accélérateur et amplificateur du processus de changement et de renforcement de son pouvoir d'agir

Malika ELKORD : formatrice  certifiée en Communication Non Violente (CNV), coach et journaliste reporter de paix. Son goût pour l’observation, de l'écoute et sa volonté de contribuer au changement social l'ont amenée à exercer le métier de journaliste, durant 30 ans. En 2007, elle rencontre la CNV, qui plus qu’une pratique ou un outil lui apparaît comme un art de vivre qui favorise le vivre ensemble et permet l’accueil de chacun dans sa différence. Formée aussi à d'autres approches de résolution de conflits ( Programmation Neuro Linguistique, Médiation humaniste, cercles restauratifs), elle intervient dans des entreprises, des institutions publiques  (UDAF, hôpitaux, écoles...) ou des associations.

La Communication NonViolente se vit plus qu’elle ne se raconte. Après une rapide présentation de la CNV pour ceux qui n’auraient pas assister à la conférence, nous explorerons dans cet atelier le processus de Communication Non violente. Nous expérimenterons, par exemple, l’écoute emphatique de la CNV ou comment entendre les besoins derrière les jugements; les 4 manières de recevoir un message difficile...

6 DECEMBRE MATIN

Martine NISSE  : Directrice du Centre des Buttes-Chaumont, Paris Thérapeute familiale, Éducatrice spécialisée, Membre de la SFTF (Société Française de Thérapie Familiale)
Membre de l’EFTA (European Family Therapy Association) Member of the board of IFTA (International Family Therapy Association) Membre de la SFPEADA (Société Française de Pédopsychatrie de l’Enfant et de l’Adolescent et Disciplines Associées)

 

  • Clément GUEVREMONT : Thérapeute conjugal et familial, formateur-superviseur en violences conjugales et intrafamiliales et en violences au travail. Directeur général d’ « OPTION, une alternative à la violence conjugale » à Montréal (Québec)
  • Vincent LIBERT : assistant social, maîtrise en sciences sociales appliquées au travail, formation systémique, a créé et dirigé l’asbl PRAXIS (Liège). Expériences dans l’accompagnement de personnes (pharmaco-dépendantes, auteurs de violences conjugales et intrafamiliales, victimes de ces violences) et dans la supervision de services psycho-médico-sociaux

S’appuyant sur leurs expériences de formateurs au Québec, en Belgique francophone et en France, les animateurs vous proposeront leur vision de la problématique créant des liens entre violences des usagers et violences institutionnelles. Ils vous proposeront une hypothèse systémique pour comprendre ce phénomène et examineront avec vous les stratégies personnelles, interpersonnelles et structurelles pour y faire face. Ils aborderont leur façon de traiter les impacts des violences sur les individus, sur le collectif de travail, sur les autres usagers et sur l’organisation.
Une grande part de l’atelier favorisera les échanges entre les participant-e-s sur les stratégies mises en place pour prévenir ces violences, y faire face et prendre soin des personnes impactées. Votre expérience personnelle sera donc sollicitée.
Cet atelier vous propose un moment pour penser ce qui doit être panser. Bienvenue !
Les animateurs :

Martine NISSE  : Directrice du Centre des Buttes-Chaumont, Paris Thérapeute familiale, Éducatrice spécialisée, Membre de la SFTF (Société Française de Thérapie Familiale)
Membre de l’EFTA (European Family Therapy Association) Member of the board of IFTA (International Family Therapy Association) Membre de la SFPEADA (Société Française de Pédopsychatrie de l’Enfant et de l’Adolescent et Disciplines Associées)

  • Cécile BERTRAND  :  Psychologue clinicienne, superviseur et formatrice.
  • Françoise GEROT  :  Médecin addictologue - Thérapeute familiale systémique. Thérapeute EMDR

Subir ou assister à des violences, quelque soit l’âge, est une source d’engrangement et de bloquage de mémoires traumatiques. Cette mémoire traumatique a pu être stockée de façon fragmentée sur le plan sensoriel, émotionnel, des sensations corporelles et des croyances sur soi et le monde. Ces informations "emprisonnées" dans le cerveau émotionnel peuvent être réactivées par des évènements du présent. Nous verrons ici comment  l'EMDR (Intégration neuro-émotionnelle par les mouvements oculaires) vise à "débloquer" ces mémoires et émotions négatives, permettant au cerveau de re-traiter l'information traumatique de façon adaptée .

  • Béatrice BUREY et Jean-Christophe JUSTEAU, conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation au SPIP 49, co-animateurs du programme,
  • Dimitri PERRIER, un ancien participant.

Les services pénitentiaires d’insertion et de probation sont des services déconcentrés du Ministère de la Justice. Ils sont chargés, à l’échelon départemental, de l’accueil, de l’évaluation et de l’accompagnement de personnes placées sous main de justice, qu’elles soient incarcérées ou suivies en milieu ouvert. Les principales mesures de suivi exercées par les SPIP : le sursis avec mise à l’épreuve, le travail d’intérêt général, le placement sous surveillance électronique, la semi-liberté, le suivi socio-judiciaire, la libération conditionnelle, la contrainte pénale. Les SPIP veillent au respect des obligations imposées par les juridictions et les Juges de l’application des peines, proposent un accompagnement individualisé, et concourent, avec d’autres structures, à la réinsertion des personnes et à la prévention de la récidive.
Les professionnel.le.s du SPIP du Maine-et-Loire ont été formé.e.s, à compter de 2007, à la problématique de la violence conjugale et intrafamiliale par Option Montréal, organisme communautaire fondé en 1987, qui offre des services de soutien, de suivi et de psychothérapie aux adultes, hommes et femmes, ayant des comportements violents dans un contexte conjugal et familial. À la suite de ces formations, le SPIP 49 a initié un programme de prévention de la récidive destiné à des auteurs de violence conjugale et familiale judiciarisés, programme assez largement inspiré des enseignements d’Option. Depuis 2009, ce programme est conduit chaque année auprès d’une douzaine d’hommes condamnés pour des faits de violence conjugale et familiale. Il se déroule durant six mois, en milieu ouvert, à raison de 12 à 15 séances de groupe.
Cet atelier présentera la manière dont le groupe est constitué en fonction des problématiques des auteurs, les différentes thématiques abordées au cours du programme et les approches employées pour amener ces hommes à une meilleure prise de conscience. On y évoquera également l’intérêt du groupe pour conduire ce travail de responsabilisation. Un ancien participant du programme sera présent pour expliquer comment il a vécu le groupe et en quoi ce travail a soutenu sa démarche de changement.

  • Jean-Claude TOUZET : Président  de lassociation Makadam motards en actions MAKADAM a choisi de se «mettre au service»  du film L’IMPASSE, ou plutôt cet «outil» de sensibilisation et de prévention contre le harcèlement scolaire réalisé par des adolescents de Ploërmel.  et de l’accompagner afin que le message délivré par ces enfants atteigne un maximum personne
  • Mme Coleen PICARD

Lutte contre le Harcèlement Scolaire : un film réalisé par des adolescents et des débats animés par des « motards ». Pourquoi ça marche ?
Peut-être simplement que les messages de prévention et de sensibilisation délivrés de façon « formatée » et « moralisatrice » n’interpellent plus nos enfants et que pour libérer la parole des victimes et amener les autres à réfléchir, il devient urgent d’explorer d’autres pistes alors que ce fléau touche plus de 10 % de nos jeunes.

  • François LEPAGE : Responsable clinique; Travailleur social, OTSTCFQ, Co-dirigeant d’OPTION
  • Anne JOSELEAU : Directrice de Solidarité Femmes 21 (Dijon)
  • Mylène FREMEAU : Enseigante éducation nationale
  • Laurence FORTINI : Enseigante éducation nationale

La violence en milieu scolaire : les deux notions se heurtent. Pourtant elles cohabitent vraiment dans nos écoles. Pas seulement entre les élèves. Non. Egalement entre profs et élèves et dans le fonctionnement de l'institution. Nos jeunes grandissent avec cela et apprennent à fonctionner tant bien que mal. Certains en souffrent profondément.
Nous avons essayé, Mylène et moi, via la Pleine Conscience, de réintroduire dans cet univers un peu de douceur, d'écoute de soi-même, de ressentis partagés, de RESPIRATION… pour offrir à nos ados un peu d'estime et de paix. On vous raconte...

Sébastien DOUAUD  : Coordinateur référent de l’accompagnement des auteurs de violences intra familiales (mise en œuvre de l’éviction et CJSE, stage AVC et Groupe de Parole AVC) Chef de service : Service Pénal Socio-Judiciaire AAE 44 Nantes / St-Nazaire

La contribution de l’AAE 44 dans le cadre sur ce  11ème  Congrès Vents D'Ouest portant sur l’ Accueil et le traitement des violences conjugales, intrafamiliales, des violences relationnelles à l’école, dans nos institutions est pensé sur une animation d’atelier.

L’angle de mon intervention portera sur les stages de responsabilisation destiné aux auteurs de violence conjugale que nous animons depuis 2013 en Loire-Atlantique. L’idée étant d’y développer l’histoire de ces stages, leur place dans les réponses pénales aux violences, et bien évidemment leur contenu, les objectifs poursuivis et ce qui en est observé. L’atelier vise à exposer ainsi le cadre légal et le contexte judiciaire de cette modalité d’intervention et de témoigner de l’expérience et du recul dont nous disposons après plusieurs années de pratique.

  • Isabelle CHEBAT  : Directrice de la communication Maison des Femmes de St-Denis
  • Ghada HATEM  : Médecin-chef, responsable de la Maison des Femmes de St-Denis

Prendre en charge des victimes de violences est une mission essentielle, tant les conséquences sur la personne, son entourage et notamment ses enfants sont graves. A la Maison des femmes de Saint-Denis et du fait de nos métiers (gynécologues et sages-femmes), nous avons choisi de nous concentrer sur les femmes victimes de violences, que celles-ci soient d'origine éducative, intra-familiale et conjugales, ou sexuelle. Persuadés qu'un tel lieu est une réponse concrète et duplicable, nous présenterons ici sa conception, sa mise en oeuvre et son travail au quotidien, sans en cacher les freins, limites et difficultés

  • Dr Laurence AULNETTE :  Chef de service périnatalité et hôpital de jour petite enfance et enfance, CH St Malo
  • Sophie GOSSUIN :  Cheffe de service responsable du pôle jeunesse parentalité Association Le Goeland - St Malo
  • Tiphaine LORREAU :  Sage-Femme
  • Valérie LECELIER  :  Sage-Femme

Les enfants ont été longtemps les grands oubliés des violences conjugales dont ce seul terme renvoie uniquement à la sphère conjugale, excluant de ce fait, non seulement l’enfant mais aussi l’exercice de la parentalité pourtant entravé dans ce contexte.
Et pourtant, l’enfant quel que soit son âge, du fœtus à l’adolescence, est toujours victime des violences intrafamiliales, qu’il en soit témoin direct ou indirect : en effet, la  morbidité est identique à celle retrouvée chez les enfants à qui on inflige directement des sévices et elle peut avoir de graves conséquences à court, moyen et long terme sur le plan sanitaire global (somatique et psychique), scolaire, social voire pénal motivant alors des démarches en lien avec la Protection de l’Enfance.
Le repérage et l’accompagnement de ces enfants sont donc indispensables : ils doivent être pensés en articulation avec un réseau de professionnels notamment du secteur judiciaire, social et associatif et être associés à un accompagnement du parent victime et du parent auteur.

Intérêt du repérage des femmes victimes de violences au cours de la grossesse et l’impact des violences sur la grossesse.

L’Espace de Rencontre propose un accueil et un soutien dans le rétablissement des liens parent-enfant quand ceux-ci ont été suspendus ou se sont avérés trop difficiles, dans un espace neutre et sécurisé. Bien qu’orientées à plus de 90% par une autorité judiciaire (JAF, JE), les situations ne font pas l’objet d’expertise ni d’investigation. Lorsqu’il y a eu un contexte de violences conjugales ou intrafamiliales avant la séparation, les professionnels de l’Espace de Rencontre, appelés « accueillants » s’attèlent à organiser le droit de visite en tenant compte de l’intérêt supérieur de l’enfant…

6 DECEMBRE APRES-MIDI

  • Annick BOIZARD  : ADSL, agence départementale Pays de St Malo
  • Jean-François  BOUET : Médecin urgentiste CH Dinan
  • Florianne MERCIER : Animatrice Territoriale Santé
  • Lydie BOULAU : Intervenante sociale gendarmerie - police

 

  • Présentation du réseau
  • La présentation du dispositif du CH
  • La présentation du poste ISCG
  • L’avenir et les interactions

Martine NISSE  : Directrice du Centre des Buttes-Chaumont, Paris Thérapeute familiale, Éducatrice spécialisée, Membre de la SFTF (Société Française de Thérapie Familiale)
Membre de l’EFTA (European Family Therapy Association) Member of the board of IFTA (International Family Therapy Association) Membre de la SFPEADA (Société Française de Pédopsychatrie de l’Enfant et de l’Adolescent et Disciplines Associées)

Tristan MILOT : Professeur titulaire, Département de psychoéducation Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) Directeur du Centre d’études interdisciplinaires sur le développement de l’enfant et la famille (CEIDEF)  Groupe de recherche et d’intervention auprès des enfants vulnérables et négligés (GRIN- FRQSC)
Auteur de «Trauma complexe: Comprendre, évaluer et intervenir»

Depuis plus de 30 ans déjà, les concepts de trauma,  de trauma complexe et de trauma développemental sont apparus ou réapparus dans le discours des intervenants et des chercheurs travaillant auprès des enfants, des adolescents et des familles vivant des situations de grande vulnérabilité. Mais que signifie réellement avoir une pratique attentive au trauma ? Quelles sont les caractéristiques d’une intervention dite attentive aux traumas ? L’objectif de cet atelier est de familiariser les participants aux approches d’intervention attentives aux traumas. Bien que l’atelier inclut un bref aperçu des fondements conceptuels des pratiques attentives aux traumas (p ex,  comprendre ce qu’est un trauma, et, en particulier, un trauma complexe), un accent particulier sera mis sur les principes sous-jacents à ces interventions et sur les défis de la mise en application de ces interventions dans les établissements.

  • Jean-François GiICQUEL : infirmier
  • Françoise BARGAIN : Assistante sociale en centre hospitalier
  • Marie-Christine LE GOFF : Assistante sociale service pédopsychiatrie

Les violences conjugales sont un enjeu de SANTE PUBLIQUE indéniable, tant par leurs répercussions sur la santé des femmes, des enfants, des auteurs que sur le coût qu’elles génèrent pour la société. Il est donc naturel que l'hôpital en tant qu'entité de soins soit présent dans le parcours des victimes et identifié comme un lieu ressource.


En  2001, le Professeur HENRION (1) émettait des recommandations à l’intention  des hôpitaux pour la prise en charge des victimes de violences conjugales. Depuis lors la considération des violences conjugales comme problématique de santé, n’émerge que très  progressivement dans les établissements hospitaliers.
En 1995, la conférence de PEKIN a imposé dans le champ de l’action publique, la prise en compte de la lutte contre les violences faites aux femmes  et la prise en charge des victimes.
En 2011 le Conseil de l’Europe a adopté, la convention sur la Prévention et la  Lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique, dite « Convention d’Istanbul »,  ratifiée le 4 juillet 2014 par  la France
Ce premier instrument juridique contraignant a obligé  les pouvoirs politiques français à se mobiliser autour de cette problématique et a permis d’instaurer des plans nationaux pour protéger et accompagner ce public.
Dans les différents plans nationaux, la place de l’hôpital  reste associée au dépistage et trop  peu à la prise en charge ou au parcours des personnes victimes de violences conjugales. Il faudra  attendre le troisième plan national avec la création de la MIPROF pour qu’un plan  de sensibilisation et de formation des personnels médicaux/paramédicaux ainsi que des recommandations pour la rédaction des ITT à l'intention des médecins voient le jour. Enfin le quatrième plan  instaure une stratégie nationale de santé et préconise la mise en place de protocole qui assure un repérage et un suivi des femmes victimes de violences.
C'est dans ce cadre que des référents violences sont organisés au sein des services des urgences se fondant sur le rapport de 2014 (A. SOUSSY, M. FONTANEL, P. PELLOUX).(2)

La loi du 4 aout 2014 inclut dans la formation initiale des médecins, des personnels médicaux et paramédicaux un temps de formation sur la prise en charge des victimes de violences conjugales.

Ainsi,  notre dispositif s’articule autour de politiques publiques impliquées dans la lutte contre les violences conjugales.

  • Isabelle CHEBAT  : Directrice de la communication Maison des Femmes de St-Denis
  • Ghada HATEM  : Médecin-chef, responsable de la Maison des Femmes de St-Denis

Prendre en charge des victimes de violences est une mission essentielle, tant les conséquences sur la personne, son entourage et notamment ses enfants sont graves. A la Maison des femmes de Saint-Denis et du fait de nos métiers (gynécologues et sages-femmes), nous avons choisi de nous concentrer sur les femmes victimes de violences, que celles-ci soient d'origine éducative, intra-familiale et conjugales, ou sexuelle. Persuadés qu'un tel lieu est une réponse concrète et duplicable, nous présenterons ici sa conception, sa mise en oeuvre et son travail au quotidien, sans en cacher les freins, limites et difficultés

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